Lorsqu'il traversa une clairière, il aperçut la lune et admira quelques secondes le ciel étoilé. Son visage était clair, ses joues étaient fines sans pour autant être creuses et il avait l'air serein. Pourtant une larme, qui à la lumière de la lune, brillant d'un éclat de rubis, coulait de ses yeux pensifs qu'il avait d'un bleu intense.
Puis il décida de s'arrêter, là, au beau milieu de cette clairière, loin de toute civilisation, en pleine forêt. Il s'assit calmement, vérifia qu'il n'y avait pas de cailloux où il était puis s'allongea là, où l'herbe était semblable à des filaments d'ombre à la lueur des étoiles. S'ensuivit alors un rêve mouvementé, des désirs, des craintes, des souvenirs... Tout ce qu'il avait été avant qu'il ne meure et ne devienne ce qu'il est alors... Bienvenue dans ce rêve, au plus profond de son c½ur, là où personne n'est jamais allé.
La larme, dernier éclat de son coeur, avait coulé sur le sol et là où elle toucha la terre, une rose nacquit. Ses pétales, aussi rouges que la larme, effleurèrent le visage de l'homme endormi dégageant une douce odeur... Une épine, plus noire que l'ébène, entailla sa joue, lui laissant une longue trace rouge sur son visage.
